Lorgues
Le couvent des Ursulines à la Bourgade
Mais la faillite de la banque Law au 18ème siècle ruina complètement les soeurs. Obligées de recevoir une partie des religieuses du couvent de Draguignan, elles vécurent difficilement et n'assurèrent plus que périodiquement l'instruction des filles malgré les injonctions de la municipalité. Elles étaient à ce moment 45 religieuses avec 2 domestiques et 2 serveuses à gages. La supérieure était soeur de Giraud et l'économe soeur de Saint Paul de Malaty. En décembre 1790 à la Révolution, la Supérieure était la lorguaise soeur Saint-Louis d'André, fille d'Esprit-Joseph d'André. En décembre 1790 elle écrivait aux administrateurs du directoire du district : " la situation des dames religieuses du monastère est vraiment affligeante: elles n'ont plus un sou dans la caisse et il faut cependant faire face aux dépenses journalières, l'économe du monastère a été obligée de faire une quête dans le couvent et de dégarnir toutes les bourses des religieuses pour leur donner à manger"... |