Lorgues

Qui sont-ils ?

 ALLONGUE Antoine Maximin ( 1857- 1900) était un riche propriétaire rentier qui demeurait rue Bourgade, dans l'ancienne maison des Ponteves, à côté de la Fontaine Basse. Selon Louis Nardin, c'était un ancien cuisinier des Romanov qui avait fait fortune en Russie. En 1893, il fit un testament par lequel il léguait sa fortune à la commune de Lorgues pour des oeuvres de bienfaisance. Il décéda à Tourettes le 13 janvier 1900, ville dont il était originaire, il avait alors 43 ans. C'est pour marquer sa reconnaissance au généreux donateur que le conseil municipal décida, le 17 février 1901, de donner le nom d'Avenue Allongue à l'entrée sud de la ville dénommée jusqu'alors le Bas Cours.
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ANDRÉ: vieille famille appartenant à la noblesse de robe provençale, originaire de la petite ville d'Annot, près de Castellane.
Balthazar André, vint se fixer à Lorgues au 16 ème. Il fut père de Jacques André, qui épousa en1559 Melchionne Boisson, de la ville de Brignoles, et grand-père de Balthazar André, écuyer de la ville de Lorgues, qui épousa en 1597 Marguerite de Châteauneuf, fille d'un conseiller au Parlement de Provence. Jacques André, fils de Balthazar, d'abord procureur du Roi au siège de Brignoles, fut reçu en 1640 conseiller au Parlement de Provence et anobli . On lui doit la création en 1666 du couvent d'Ursulines de la ville d'Aix: "les Andrettes". La famille d'André fut propriétaire du domaine de Mappe.
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ANTRECHAUS (Jean de Geoffroy d') (1693 ­1762) fut premier consul de Toulon pendant la terrible épidémie de peste de 1720. Son dévouement durant cette période est demeuré légendaire. Comme ils l'avaient fait lors de l'épidémie de 1665, les lorguais aidèrent les toulonnais, en leur faisant parvenir du blé, des boeufs et des moutons pour nourrir la population. Plus d'un siècle plus tard, en 1863, le conseil municipal de Toulon décida que le nom de Lorgues serait donné à une rue de la ville. Celui de Lorgues s'empressa de répondre à cette manifestation d'amitié en donnant à la place nouvellement ouverte à l'extrémité du Cours, le nom de Jean d'Antrechaus
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 BARBE André.
Dit Barbes, né à Lorgues en 1846 et mort en 1888. Engagé volontaire en 1870, il fut maire en 1887., il était l'un des principaux dirigeants "blancs" de la ville. Écrivain religieux, il a publié:" La France et la Papauté", " Les Traditions Nationales", "La Politique d'un Villageois", il fut aussi journaliste à " La France Nouvelle ", " Le Clairon", " Le Paysan".
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BARBIER Antoine Marcel. ( 1881-1964) Notaire demeurant à Lorgues. Membre de sociétés savantes , il a écrit plusieurs brochures sur l'histoire régionale, auteur de fouilles archéologiques à Lorgues dont celles de l'oppidum de Saint-Ferréol.
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BARTOLLE ( ou Bartholle) . Famille d'origine piémontaise installée à Lorgues. Alliée aux Chieuses ( "François de Chieusses Seigneur de Combaud & de Roquebrune Gouverneur pour le Roy de la Ville de Lorgues, né le 5 octobre 1681 épousa par contrat le 14 mars 1705 ( reçu par Arnaud notaire royal à Lorgues) Demoiselle Françoise de Bartholle, fille de Messire Jean-Carles de Bartholle Coseigneur de Roquebrune "
BONNEFOY François
François Joseph Edwin Bonnefoy
Né à Lorgues le 27 février 1836 . Nommé évêque de La Rochelle en janvier 1893. Sacré le 12 mars 1893 à Notre-Dame de Paris par le cardinal Richard. Archevêque d'Aix de 1901 à 1920. Mort à Aix le 20 avril 1920.
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BOVIS. Famille originaire de Barcelonnette qui s'établit à Lorgues au 16 ème siècle. Gaspar acheta l'office de viguier et capitaine du Roi à Lorgues. Esprit Joseph de Bovis, père de quatre enfants, dont Esprit Bernard, fut viguier puis maire de Lorgues en 1790 et propriètaire du domaine de Mantonne.
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CARPATES: Gabriel Albert Alexandre Capato, dit Carpates, né à Brignoles en 1892. Ce vagabon, décoré de la guerre de 14-18 a fait parti du paysage lorguais entre les années vingt et soixante. Respecté de tous, craint par les enfants, Carpates a imprégné la mémoire collective des lorguais.
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CHIEUSSE. La famille de Chieusse est déja lorguaise au 16 éme siècle avec Jacques de Chieusse seigneur de Taulane, son fils Antoine est écuyer en 1536, son petit fils Antoine également.
Bérenger (1550-1632), Procureur du Roi et Premier Consul de Draguignan en 1610, vint s'établir à Lorgues en 1611 dans une maison située place des Ormes.Un de ses fils, Honoré (1587-1666) fut abbé commandataire du Thoronet et un autre, Jean (1595-1652), écuyer.
François de Chieusse ( 1626-1703) fils de Jean, acquit en 1646 l'office de Conseiller du Roi et Juge Royal de Lorgues.
Joseph( 1630-1711), seigneur de Martigny, fils de Jean, officier, devint Lieutenant-Colonel et Gouverneur de la ville de Lorgues à la fin du 17 éme siècle.
André (1654-1706), fils de François devint seigneur de Combaud par son mariage en 1680 avec Honorade de Raymondis, dame de Combaud.
François (1681-1746), fils d'André, seigneur de Combaud , gouverneur de la ville de Lorgues, devint seigneur de Roquebrune en 1705 par son mariage avec Françoise Carles de Bartholle, fille du co-seigneur de Roquebrune. Il fut 1er Consul et représentant de la noblesse de France à l'Assemblée générale du Pays.
Un de leurs fils, Jean-François de Combaud Roquebrune (1714-1797 ) fut Docteur en Sorbonne et Prieur de l'Ordre des Grands Augustins . Un autre Louis André de Chieuse de Combaud fut pris comme otage en 1747 par les Autrichiens, Premier Consul et maire de Lorgues en 1753,1762, 1770 et 1781, il fut désigné en 1762 comme représentatnt de la noblesse à l'Assemblée générale du Pays. Il eut cinq garçons et trois filles tous nés à Lorgues.
Eugène Louis François de Chieusse de Combaud était avocat et littérateur, lauréat de l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse il mourrut à Lorgues en 1869. Sa fille Marie-Thérése hérita du domaine de la Martinette.
Dans les branches collatérales on trouve Bernard de Chieusse, viguier de Lorgues en 1720, Honoré de Chieusse, juge royal de la ville, François de Chieusse de Villepey, Premier consul en 1747 puis en 1759...
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 CLAIRVILLE . Honoré de Pontevès-Bargème, comte de Tournon, dit Clairville, est un acteur né à Lorgues le 24 juillet 1748. Son père était alors consul d'Aix-en-Provence, Clairville commence une carrière d'officier de la Marine à vingt ans, mais il l'abandonne rapidement au profit du théâtre : il fait partie d'une troupe de comédiens établie à Toulon en 1770, où il épouse une fille de comédiens, Rose Corbin, plus tard Mme Clairville. Le couple se rend à Namur l'année suivante.
Il passe ensuite à Maastricht, où il dirige le théâtre de 1774 à 1780, avec quelques interruptions et quelques autres charges concomitantes : il est en même temps directeur de la troupe d'Anvers de 1772 à 1775, de celle de Bréda de 1773 à 1776, de celle de Namur de 1775 à 1776, de celle de Gand de 1777 à 1779 et de celle d'Aix-la-Chapelle durant une courte période.
Le mariage de 1770 étant invalidé, Clairville et Rose Corbin se marient une seconde fois à Maastricht le 13 novembre 1779, en présence du frère cadet de l'époux et des parents de l'épouse.
" Directeur des spectacles de S.A.S. le prince de Nassau ", Clairville fait de Maastricht, ville de garnison, une des premières scènes théâtrales des Pays-Bas.
Martin-Jules de Pontevès (né à Lorgues le 27 octobre 1750) joue dans la troupe de son frère sous le nom de Clairville cadet et, en 1779-1780, Fabre d'Églantine en fait également partie.
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COMMENDAIRE . Famille établie à Lorgues depuis le 16 éme siècle comme bourgeois et marchands.
Honoré: avocat fut anobli en 1615 ayant été pourvu d'un office de secrétaire de Monseigneur de Bourbon Condé. Il acquit une portion de la terre de Taradeau en 1630 et acheta une charge de trésorier qu'il transmit à son fils. Sa demeure était située rue de la Trinité en face du couvent des Trinitaires.
Louis André de Commandaire sera premier Consul en 1767.
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COURDOUAN ou CORDOUAN François. Médecin et historien lorguais (1830-1917). Auteur de Notice historique sur l'église de Lorgues (1863) et de Histoire de la Commune de Lorgues (1864).
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DAUPHIN Casimir ( 1820-1888)
Ecrivain né à Lorgues le 4 décembre 1820.
Ce fervent démocrate vivait à Toulon sous la Seconde République, il lui arrivait de collaborer au Démocrate du Var, il était présent aux manifestations républicaines de décembre 1851, et l'ostracisme dont il a été victime ensuite l'a amené à partir en Egypte où il fut directeur des écoles gouvernementales et où il mourut en 1888.
Parmi ses oeuvres : " Marieto " 1854, " Madeloun " 1859, " Leis vieils Camins " 1860, "Bastidanos" 1860.
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ENTRECHAUX : voir Antrechaus
EVESQUE Adrien. Maire de Lorgues de 1919 à 1941 et conseiller général de 1922 à 1945. Les élections du 30 novembre 1919 amenérent à la mairie des représentants de toutes les tendances. Adrien Evesque fut élu maire. Radical, il voulait réaliser l'union sur un programme apolitique établi dans l'intérêt exclusif de la cité. Il fut remplacé à la mairie par le gouvernement de Vichy en juin 1941.
Il possédait une usine de tomettes , à Lorgues.
FLORENS Joseph-Antoine ( 1762-1842). Préfet et baron d'Empire
Il naquit à Lorgues le 26 août 1762, de Henri FLORENS fabricant de draps et Elisabeth CARON. Ancien oratorien, professeur de lettres, ex-administrateur de district en Seine-et-Oise, il fut actif dans les comités de la Convention, ex-commissaire du gouvernement et secrétaire d'ambassade à Rome. Il fit partie en 1796 de la commission envoyée en Italie pour y choisir divers monuments que le général Bonaparte voulait transporter en France. Joseph Antoine Florens fut le premier préfet des Alpes Maritimes , nommé dès la fin février 1800, puis préfet de la Lozère, de 1802 à 1813 . Chevalier de la Légion d'Honneur il fut nommé baron d'Empire le 30 août 1811. Fit partie du conseil municipal de Mende , a été le président fondateur de la Société d'Agriculture de cette ville où il est mort le 15 septembre 1842 à l'age de 80 ans.
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GARRUS Julien . A écrit des poémes et pièces de théâtre en provençal ainsi que des articles sur l'histoire de Lorgues : " Le jugement de Carnaval", " Noël de la Noix", " Titia et Leonacus". Il demeurait rue Bourgade.
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GASQUET. Vieille famille noble provençale du 13 éme siècle. Pierre de Gasquet, officier s'établit à Lorgues et obtint la charge de viguier et de capitaine de la ville au 17 ème siècle.Il eut une nombreuse descendance qui participa activement à la vie lorguaise.
- Jean Bernard Gasquet capitaine de vaisseau de la marine royale épousa la fille du directeur de la Compagnie des Indes de Saint -Domingue.
François-Henri de Gasquet propriètaire du domaine de Saint-Louis fut conseiller du Var de 1836 à 1846; son fils Charles-Henri s'installa à Salgues et devint directeur de la ferme-école.( d'aprés Lorgues Cité Franche de Provence " L. Nardin ).

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Antoine de Gasquet dit Père Hyacinthe de Lorgues. Eminent capucin ( Voir plus bas, lettre H)).
- Bernard de Gasquet. Bernard servit l'état d'abord comme lieutenant dans le régiment de Bourgogne.Il entra ensuite dans la marine. En qualité d'enseigne de vaisseau, il fit plusieurs campagnes, dont sept au long cours et pendant lesquelles il se trouva à différents combats contre les anglais.../...Aprés la paix de 1763, il reçu le commandement de la Barbue et alla prendre possession des îles Sainte-Lucie. Lieutenant de vaisseau en 1765, capitaine de vaisseau en 1779 Bernard de Gasquet termina, à Lorgues, dans une retraite honorable, une vie qu'il avait employée au service de son pays. "
(Histoire de la commune de Lorgues. Dr F. Cordouan. 1864 )
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GAVOT Jean
De son vrai nom Joseph Bonasse. Il est né en 1900 au Beausset où il s'est éteint en 1989. Il a été inhumé à Lorgues où il repose.Érudit, écrivain, poète, historien, il fut conservateur du palais Lascaris, à Nice. Dignitaire du Félibrige, il a été élu en 1955 syndic de la Maintenance de Provence du Félibrige. Il fut bailli de la Confrérie hospitalière des Chevaliers de l'Étoile et président de l'Association nationale des Amis des Oratoires.
Animateur de la culture provençale , cet amoureux de son terroir a consacré sa vie au service de la mémoire régionale.
Lorgues a baptisé de son nom un boulevard périphérique de la ville.
Plaque commémorative
 HYACINTHE ( Père ) .Connu sous le nom de Père Hyacinthe de Lorgues, Hyacinthe Antoine de Gasquet , né en 1707, entra de bonne heure dans l'ordre des Capucins. Le père Hyacinthe est l'auteur de l'ouvrage intitulé: Lettres Apologétiques. Il publia ensuite en 1766, un autre volume très estimé: L'Usure démasquée, en deux volumes. Chassé du couvent des Capucins en 1791, il mourut au couvent de Gex en 1792 à l'age de 83 ans, refusant les offices d'un prêtre assermenté. Érudit, éminent hébraïsant, on lui confia même en 1741, à Avignon, la charge de prêcher auprès des juifs.
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 ISNARDS ou des ISNARDS, très ancienne maison de la noblesse provençale originaire de la ville de l'Isle au Comtat Venaissin, où elle est connue depuis la fin du douzième siècle.
ISNARDS (des) Charles
. Né à Lorgues en 1876 mort à Paris en 1964. Officier de carrière entré en politique, ll fut député de Paris sous la IIIéme République. A voté en faveur de la remise des pleins pouvoir au Maréchal Pétain le 10 juillet 1940.
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JAUSSERAND Jean-Augustin, seigneur de Briançon par mariage, fils du premier Consul de Draguignan , Pierre jausseraud, s'établit à Lorgues vers 1745, lieu natal de sa mère, née Peissonnel. En 1750 il eut un fils, Denis, qui devint officier et était aide-major aux mousquetaires, on l'appelait communément " Briançon", il était amant de la soeur de Mirabeau ( Louise, épouse de Jean-Paul Clapiers, marquise de Cabris et demeurant à Grasse) et ami intime de ce dernier.
( Voir pages "Mirabeau à Lorgues" )
 LAURENS (de) . Famille originaire de Toscane présente à Draguignan depuis le XIV e siècle. Antoine Laurens fut 1er consul de Lorgues en 1629., Alliés à la famille de Bovis: Madeleine de Laurens épousa Esprit de Bovis en 1683.
LECLERC de LASSIGNY. Famille noble d'origine angevine. Louis Le Clerc, écuyer et seigneur de Lassigny né à Paris en 1618 fut le premier à s'établir en Provence . Il se maria en 1652 à Toulon avec Marie Villeneuve. Son fils Jean-Louis Le Clerc se fixa à Lorgues en 1752 . Louis Jean-Baptiste Le Clerc , comte de Lassigny de Juigné, député de la noblesse aux États Généraux de 1789, est mort le 10 Août 1792 aux Palais des Tuileries, en défendant Louis XVI. Louis-Joseph Toussaint fut conseiller municipal sous l'Empire, il poursuivit ensuite Napoléon au retour de l'île d'Elbe. Lieutenant colonel de la Garde Nationale à pied de l'arrondissement de Draguignan en 1829 . Il eut neuf enfants , sa fille Adélaïde épousa Lambert et devint en 1866 propriètaire du domaine de Roubine et de la maison rue Bourgade actuellement presbytère. A sa mort c'est sa nièce Roselyne Leclerc de Juigné de Lassigny qui hérita du domaine de Roubine et de la maison.
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LORGUES (de) Roselly
La famille Roselly avait parmi ses membres, Antoine, homme de lettres né à Grasse en 1805, Ecrivain religieux, auteur de " Vie et Voyages de Christophe Collomb. D'aprés des documents authentiques tirés d'Espagne et d'Italie", ses écrits avaient principalement pour objet la propagation et la défense des idées catholiques. Il fut même désigné par Pie IX "Postulateur de la cause de béatification de Colomb auprès de la Sacrée Congrégation des Rites ". Mais le navigateur n'obtint jamais cette reconnaissance supême.
Ceci valut à Roselly le titre papal de comte de Lorgues , titre qui fut confirmé par décret de Napoléon III et vivement contesté par la ville de Lorgues.
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MAQUAN Hippolyte
César-Antoine Hippolyte Maquan est né en 1814 et était le fils d'un avocat de Brignoles. Par son mariage en 1838 avec Marie-Sophie Perreymond il devint propriétaire du domaine de Florièye à Lorgues où il s'installa. Il exploita ses terres tout en prenant la carrière de journaliste: il fonda l'Union du Var, journal royaliste des Blancs et des notables conservateurs. Il en fut le propriètaire et rédacteur jusqu'en 1859. En décembre 1851 lorsqu'eut lieu l'insurrection républicaine contre le coup d'état de Louis-Napoléon, il fit parti des quelques légitimistes* Lorguais qui ,avec le maire, tentèrent de s'opposer au passage de la colonne d'insurgés dans la ville. Avec d'autres "blancs" et notables il fut enmené comme otages et libéré trois jours plus tard à Aups par les troupes gouvernementale. De cette expérience il publia en 1853 un récit " Insurrection de décembre 1851 dans le Var. Trois jours au pouvoir des insurgés. Pensées d'un prisonnier. " dans lequel il n'hésite pas, dans sa haine du mouvement, à déformer les faits.
Par la suite il "montera " à Paris où il sera en 1865 un des secrétaires d'Haussman, ex-préfet du Var.
*les légitimistes sont les partisans du prétendant de la branche Bourbon, chassée du trône en 1830.
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MATY de la TOUR. Famille bourgeoise de Draguignan où Pierre Mat, au 16 ème siècle , était docteur en droit. Par achat de terres il devint co-seigneur de Taradel, de la Garde-Freinet et de la Moure. Son nom fut latinisé en Maty et il donna naissance à trois branches dont l'une , de la Tour, s'établit à Lorgues.
Honoré de Maty de la Tour , docteur en médecine, Premier consul en 1720, jouera un rôle important dans la protection de la cité contre la peste. En 1776 , Joseph Sauveur Maty de la Tour , également médecin , sera lui aussi Premier Consul.
MAZENOD (de) Eugène .
Eugène de Mazenod ( 1782-1861 ) . Né à Aix en 1782, ordonné en 1811, le père de Mazenod fonde en 1815 les Missions de Provence puis les Oblats de Marie. Nommé évêque en 1837 il occupera pendant 24 ans le siège épiscopal de Marseille. Il fut canonisé par Jean-Paul II en 1995.
En 1790 sa famille fuit se réfugier en Italie, il y restera 12 ans. En 1803, le jeune Eugène de retour d'exil va à Lorgues pour voir un cousin de son père. En 1822, devenu prêtre, il viendra y prêcher une mission.
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MONIER Joseph( Père) :" Joseph Monier né à Lorgues en 1629, entra dans l'ordre des Trinitaires en 1643. Il devint Procureur-Général de l'ordre à Rome. Innocent XI, qui en faisait un grand cas, lui donna le surnom de Théologien et Canoniste incomparable, et l'employa utilement dans diverses affaires. Il voulut même le revêtir de la pourpre romaine. Mais le Père Monier, menacé par ses ennemis d'être empoisonné s'il devenait cardinal, se hâta de revenir dans son couvent de Lorgues où il mourrut en 1714 âgé de 81 ans. "
(Histoire de la commune de Lorgues. Dr F. Cordouan. 1864 )
 MOURIES .Vieille noblesse provençale qui possédait la seigneurie d'Esparron, depuis pratiquement le XIII siècle. Pierre II fut le père de Pierre III qui continua la branche d'Esparron et de Joseph Mouriès qui vint s'installer à Lorgues au début du XVIIème siècle après avoir servi dans les armées du roi pendant plusieurs années. Son petit fils Honoré 1 de Mouries épousa Anne de Commendaire. Esprit de Mouriés était consul de Lorgues en 1707 lorsque le Duc de Savoie vint en Provence pour faire le siège de Toulon et campa avec son armée près de Lorgues. Par la suite et jusqu'en 1799, d'autres Mouriés seront consuls à différentes époques.
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MOURRE Joseph-Henri-Louis-Grégoire, baron Mourre (1762-1832) est un haut magistrat français.
Originaire de Lorgues. Grégoire Mourre a profité du renouvellement des élites provoqué par la Révolution française pour s'élever dans la hiérarchie de l'administration judiciaire révolutionnaire, jusqu'à avoir été brièvement ministre de la Justice par intérim au lendemain du 9 Thermidor.
Sous l'Empire, il a été nommé président de la Chambre civile de la Cour de cassation, poste qu'il occupe de 1811 à 1815. Son refus de prêter serment à Napoléon Ier pendant les Cent-Jours, lui permet de continuer à occuper de hautes fonction sous la Restauration, comme procureur général de la Cour de cassation de 1815 à 1830.
Il a été créé baron de l'Empire par Napoléon Ier. Son portrait orne la galerie du premier étage de la Cour de cassation à Paris.
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MOURRE Antoine-Félix, frère du précédent, " a suivi la carrière universitaire. Chargé comme Inspecteur de l'Académie d'Aix des fonctions rectorales en Corse, il s'acquitta de sa mission avec le plus grand zèle et vint à bout de créer, dans un pays complètement dépourvu de moyens d'instruction, quarante écoles mutualistes.../...Nommé Recteur de l'académie d'Aix, Mourre a occupé ce poste pendant quelques années. En 1828, il fut mis à la retraite sur sa demande. A sa mort, en 1838, il a légué une somme assez importante et son portrait à l'hospice de Lorgues, son pays natal. " (Histoire de la commune de Lorgues. Dr F. Cordouan. 1864 )
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PESETTI Sébastien : "Sculpteur et peintre italien, il épousa en 1813 la lorguaise Anne-Marie Reynoir, fille d'un cafetier; professeur de dessin au collège de Lorgues, il procéda à la réfection des armoiries de la cité sur la fontaine de la Noix; on lui doit aussi une statue en bois de Notre-Dame des Sept Douleurs, le portrait du principal du collège, le buste du médecin Peyrremond et d'un de ses fils, celui de Chieusse de Combaud, un tableau pour la chapelle de la Trinité représentant la Nativité de Jésus-Christ, ainsi que d'autres tableaux pour la paroisse et pour des personnalités du pays, la restauration de l'autel du rosaire et celles de deux tableaux du choeur de l'église détériorés par la foudre" . ( Lorgues Cité Franche de Provence " L. Nardin )
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PEYSSONEL. Cette famille, appelée aussi Peyssonneau, est sortie, d'après plusieurs généalogistes, de la famille Piscicelli de Naples André officier de la Reine Jeanne à Naples vint s'installer en Provence au début du XV e siècle.
Un de ses descendants, Esprit de Peysonnel, seigneur de Roquebrune s'établit à Lorgues au début du XVII e siècle, où il créa une branche.
Voir aussi plus haut: Jausserand
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PISAN Héliodore-Joseph (Marseille,1822 - Bailly 1890). Il est le fils aîné d'un cordonnier de Lorgues. Il vient à Paris à 14 ans et apprend la gravure sur bois auprès de Jean Best, un des fondateurs de l'atelier ABL (Andrew, Best, Leloir). En 1842, il grave pour cet atelier les Scènes de la vie publique et privée des animaux de Grandville. Il grave ensuite les dessins de Gustave Doré, dont il est le principal et l'un des meilleurs interprètes. Pisan est considéré comme un des plus grands graveurs sur bois de bout du XIXe siècle et un acteur majeur dans le développement de la gravure de teinte, caractérisée par le rendu des demi-teintes.Ses frères Théodose Louis Joseph Pisan (Cogolin, 11 janvier 1824 - Algérie, vers 1846), et Anthelme Jean-Baptiste Pisan (Cogolin, 27 juin 1826 - Cogolin, 2 novembre 1911) furent également graveurs.L'hôtel de ville de Cogolin possède des aquarelles d'Héliodore Pisan.
PONTHEVES (de) François, Les Ponthevès sont une ancienne famille de la noblesse provençale issue des d'Agoult.
Jean de Ponteves ( 1510-1582) , comte de Carcés fut le chef des carcistes qui firent le siège de Lorgues en 1579 pendant les Guerres de Religion .
François de Pontheves: habitait Lorgues." Chevalier , marquis de Bargème, seigneur de la Garde, Tournon, Saint-Laurens, Roquebrune, etc...demeurait rue de la Bourgade ; ami de l'Intendant de la Provence qui vint en 1774 passer une partie de l'été chez lui . Il ne prit pas une part actice à la vie publique " (Lorgues Cité Franche de Provence " L. Nardin ) . A la révolution sa maison fut acquise par François Trussy

RAIMONDIS (ou Raymondis) : La famille de Raimondis, primitivement Raimond, est une famille bourgeoise originaire de Draguignan qui s’est élevée au XVIIe siècle par les services, les charges et les alliances . « Des six enfants de Jean, l’aîné parvint au premier rang ,dansla cité par l’acquisition de la charge de lieutenant principal, civil et criminel de la sénéchaussée à laquelle il réunit celle  de gouverneur héréditaire. Les autres servirent avec distinction dans les armées de terre et de mer. » (Papon, Histoire de Provence et Bouche Essai sur l'histoire de Provence). A Lorgues, les Raymondis furent alliés aux Chieusses de Combaud. Honorade Raymondis ( fille de Balthazar de Raymondis ) épousa le 24 novembre 1680 André de Chieusse.
Joseph-Louis de Raimondis, seigneur d'Allons, né à Draguignan en 1723 et mort à Lorgues le 1er février 1801, fut un officier de marine. Il combatit dans la Royale pendant les principaux conflits qui impliquérent le royaume de France, sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, et termina sa carrière avec le grade de chef d'escadre et commandeur de l'ordre de Saint-Louis.

RASQUE de LAVAL. Les ancêtres Rasque étaient notaires à Draguigan au XVI ème siècle. Ils devinrent co-seigneurs de Taradel au XVIIéme. Joseph Jean Paulin de Rasque, baron de Laval ( 1783 ­ 1848 ) s'implanta à Lorgues. Il fut nommé malgré lui, garde d'honneur sous l'Empire, il épousa en 1817 une lorguaise Marie-Julie Agathe de Broquery. Son fils Henri-François épousa Melle Ravel de Montpezat et demeurait sur le cours dans l'immeuble occupé plus tard par l'Hôtel Moderne. Elysabeth de Rasques de Laval , fille de Joseph, acheta à la veuve de Gasquet le domaine de Saint-Louis en 1887.
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RIGOUARD Jean-Joseph ( 1735-1800). Évêque constitutionnel du Var.
Né en 1735 à Solliès-Pont l'abbé Rigouard était curé de Solliès-Farlède, devenu de nos jours La Farlède. Élu député du clergé pour siéger aux États Généraux, puis évêque constitutionnel du Var le 12 avril 1792. Il devra affronter le clergé refractaires et une grande partie de la population . Il s'installe à Fréjus en Juin 1791, en septembre le palais épiscopal est entièrement pillé et saccagé. Il s'en suit une mésentente croissante avec les élus fréjusiens et le transfert du siège épiscopal à Lorgues en 1793.
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ROSELY ( ou ROSSELY ). Ancienne famille toscane anoblie par le pape au 13 ème siècle , et qui débarqua en Provence au 15 ème. Antoine Léger Rossely s'établit à Lorgues en 1752 comme notaire royal et procurreur, il demeurait rue du Cannet.
Voir plus haut: LORGUES (de) Roselly .
SICOLE: de Sicole ,originaire de Nice , s'établit au 16 ème siècle à Lorgues où ses fils et petits-fils exercèrent la profession de notaire. Jean de Sicole fut 1er consul en 1581. Magdeleine de Sicole épousa en 1645 Honoré de Chieusse et eurent 4 enfants.
SOLDANI Edouard ( 1911- 1996) . Edouard Soldani fut ancien élève du lycée de Lorgues. Entré en résistance dès 1940, il devint inspecteur des maquis sous le nom de Valmy. Il participe à la vie politique du département à la Libération en1944 en tant que membre de la SFIO. Il devint secrétaire fédéral du parti en 1956. Édouard Soldani fut, à partir de cette date et pendant une trentaine d'années, l'homme fort du département. Conseiller général du canton de Lorgues ( de 1956 -1992) et président du conseil général du Var (de 1956-1985), il fut aussi , sénateur du Var (1959-1986) et maire de Draguignan (1959-1984).
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TALAMER. " Plusieurs membres de cette ancienne famille de Lorgues ont rendu des services qui méritent d'être connus.
Geoffroy de Talamer, secrétaire du roi René, comte de Provence, reçut le testament que le prince fit à Marseille le 22 juillet 1477* et continua d'être secrétaire ordinaire de Charles d'Anjou,** dernier comte de Provence qui fit son testament devant ce même Geoffroy, à Marseille le 10 décembre 1481.
Roland de Talamer, viguier près le siège royal de Lorgues, remplit ces fonctions avec autant de sagesse que de bravoure pendant les temps difficiles des troubles de la fin du XVIe siècle.
Bernard de Talamer, renommé par son courage, se retira à Lorgues son pays natal, aprés avoir exercé plusieurs commandements importants dans la cavalerie et l'infanterie ( 1615).
Honoré de Talamer, fils du précédent, officier d'une trés grande valeur, servit dans la compagnie des gens d'armes du comte de Carcès. Il fut tué en Rousillon dans une bataille donnée en 1641, à Arguilliers, contre les Espagnols. "
(Histoire de la commune de Lorgues. Dr F. Cordouan. 1864 )
* ndlr: c'est en fait en 1474 que le roi René fit son testament. Ses deux fils étant morts, il désignait son neveu Charles du Maine comme héritier du comté de Provence.
** Sans descendance Charles du Maine testa en faveur de son cousin germain Louis XI, et la Provence fut alors ratachée au royaume de France
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THILL Georges . Georges Thill est un ténor français né le 14 décembre 1897 à Paris qui est venu finir sa vie à Lorgues après une brillante carrière internationale. Il est décédé le 16 octobre 1984 .
Il étudia avec le grand ténor italien Fernando De Lucia à Naples. Il retourna en France en 1924 à l'Opéra de Paris, dans Thaïs, de Massenet ,où il joua le rôle de Nicias. Le 28 mars 1928, il créa le rôle du prince Kalaf dans Turandot de Puccini. Grâce à ce rôle, il fut remarqué par le directeur de la Scala de Milan qui l'engagea. En 1931, il passa la saison au Metropolitan Opera de New York. Il chanta également au Colon de Buenos Aires avant de rentrer à Paris. Il mit fin à sa carrière en 1956, à l'age de 59 ans. Il compte parmi les plus grands ténors francophones du xxe siècle.
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TORCAT Jean-Antoine . Architecte marseillais , réalisa de nombreux travaux pour Lorgues au 18 ème siècle.On lui doit la fontaine de la Noix, (1771) les aqueducs souterains voutés servant à l'alimentation en eaux de la ville (1754) , le palais de Justice (1763), le moulin Neuf ( 1775) sur la Florièye, l'agrandissement de l'hôpital, et divers projets d'embellissement et des construction de maisons sur le Cours et le Bas Cours ( Avenue Allongue). A réalisé aussi le fontaine de la Halle au Blé ( Place Puget) à Toulon (1781).
TRUSSY Marius
Enfant du village , né le 18 mars 1797, de parents lorguais cultivés, il est "monté" à Paris vers 1815. Sa vie est mal connue, mais son oeuvre poétique est largement imprégnée de sa jeunesse provençale.
En 1861, il parvient à faire publier "Margarido", long poème écrit en provençal lorguais, en "Hommage aux braves gens de Lorgues , ma ville natale", Peinture du terroir qui parle des traditions et des moeurs de l'époque, de l'activité locale, des vendanges aux olivades en passant par les moissons, des légendes. Mais son peu de succés aggrave une situation déja difficile. Il finit ses jours à Paris en 1867, pauvre et malade, soutenu par sa femme et quelques amis.
Pour certains admirateurs l'oeuvre de Marius Trussy serait pour la Provence orientale comparable à celle de Frédéric Mistral pour le Comtat, et Margarido serait de la même veine que Mireille.
Une place et une école de Lorgues portent son nom.
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 TURLES Camille. " Médecin et littérateur, né à Lorgues le 26 février 1796, se fit remarquer en prenant ses grades par une thèse dont le souvenir est encore vivant à Montpellier et qui traitait de l'Esprit de système en Médecine.
Le goût du jeune auteur pour ces études philosophiques l'entraîna hors de la carrière qu'il s'était choisie. Sa première production publiée en 1815, La Vie Idéale ou Développement Poétique de l'Âme, a décelè un esprit de haute porté et placé M. Turles parmi les psychologistes les plus distingués. Son mérite reconnu le fit signaler par le gouvernement du roi Louis-Philippe au vice-roi d'Égypte qui l'attira auprès de lui et lui confia la rédaction d'un journal destiné à propager les idées françaises en Égypte. Cette nouvelle position, dans laquelle il fallait souvent compter avec les exigences d'un gouvernement absolu, ne pouvait convenir au caractère indépendant de notre concitoyen. Aprés un séjour de deux ans en Égypte, Turles retourna à Paris et devint collaborateur de l'Encyclopédie du XIXme siècle, dans laquelle il inséra plusieurs articles très remarquables. En 1854, il publia encore le Tableau Historique des Littératures Anciennes et des Littératures Modernes. L'auteur s'est attaché à présenter les littératures sous un point de vue philosophique,.../...Peu de temps après la publication de cet ouvrage, Turles mourut subitement à Paris. "(Histoire de la commune de Lorgues. Dr F. Cordouan. 1864 )
 VACQUIER. Famille de notables lorguais dont une rue porte le nom dans la vieille ville. Jean-Antoine Vaquier fut consul de la ville en 1632.
VITALIS. La famille Vitalis était une vieille famille bourgeoise de Lorgues. Gaspard Vidal en testant en 1584 latinisa son nom patronymique en faveur de ses deux fils dont Marie Antoine. Un petit-fils , Pierre Vitalis, s'éleva jusqu'à la fonction d'avocat général en la Cour des Comptes en 1647. Il mourut en fonction, à Lorgues, sa ville natale, le 3 mars 1650.

 

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